vendredi 28 octobre 2016

Historiographie de l'histoire des droites en France

chefs de gouvernement de droite tableau
chefs de gouvernement de droite : Villèle (1821-1828), de Breuil (1835-1836), Guizot (1847-1848),
André Tardieu (1929-1930), Flandin (déc. 1940-fév. 1941), Georges Pompidou (1962-1968)

 

 

 

Historiographie

de l'histoire des droites en France

 

 

Avant l'ouvrage de René Rémond, La Droite en France, paru en 1954, la notion de droite n'est pas l'objet d'une histoire spécifique. C'est dans l'examen du cilvage droite/gauche que la droite est abordée par différents auteurs, qu'ils soient historiens ou autres.

 

 

1913

Tableau politique France Ouest Siegfried couv   André Siegfried 1910

  • Tableau politique de la France de l'Ouest sous la IIIe République, André Siegfried, 1913.

 

 

1928

Année politique française et étrangère janv 1928   Charles Seignobos portrait

  • Charles Seignobos, "La signification historique des élections françaises de 1928", in L'Année politique française et étrangère, juillet 1928. ; repris dans Études de politique et d'histoire, Puf, 1934, p. 309 sq. [en photo le n° de janvier de la même revue]

 

 

1930

Tableau des partis en France Siegfried 1930 couv   André Siegfried portrait

  • Tableau des partis politiques en France, André Siegfried, 1930.

 

 

1932

Les idées politiques de la France Thibaudet 1932 couv   Albert Thibaudet portrait

  • Les idées politiques de la France, Albert Thibaudet, 1932.

- "La politique, ce sont des idées".

 

 

1946

Les partis politiques sous la IIIe République Goguel, 1946 couv    François Goguel portrait

  • Les partis politiques sous la IIIe République, François Goguel, 1946.

- "La politique, ce ne sont pas seulement des idées et des intérêts, mais aussi des tempéraments".

 

 

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1954

René Rémond couv 1954   René Rémond portrait

 

 René Rémond couv 1968   René Rémond couv 1992

  • La Droite en France. De la première Restauration à la Ve République, René Rémond, 1954.

L'ouvrage a connu plusieurs mises à jour : 1963, 1968 et 1982. La quatrième édition a modifié le titre en adoptant le pluriel : Les Droites en France...

 

 

1964

Tudesq 1964 couv   André-Jean Tudesq (1927-2009) portrait

  • Les grands notables en France (1840-1849. Étude historique d'une psychologie sociale, André-Jean Tudesq, 1964.

 

 

 

 

1985

Louis Girard couv 1985   Louis Girard portrait

  • Les libéraux français, 1814-1875, Louis Girard, 1985.

 

 

 

 

 

 

 * en cours de rédaction

 

 

 

 

 

 

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bibliographie parue dans La Droite en France, éd. 1968.

 

René Rémond couv 1968

 

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René Rémond biblio 28

 

 

 

* en cours de rédaction

 

 

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samedi 9 janvier 2016

Historiographie de la Révolution française

plantation arbre de la Liberté

 

historiographie de la

 

Révolution française

 

 

Jean-Clément Martin portrait(...) Trois difficultés restent non résolues. La masse considérable des monographies régionales et locales, parfois de grand intérêt est toujours peu mobilisée. L’historiographie de la Contre-Révolution demeure un domaine à part, à notre grand regret. Surtout, les lectures globalisantes d’une histoire universelle surplombante n’ont jamais cessé de donner des cadres aux approches proprement scientifiques de la période, rendant la compréhension de l’écriture historique plus délicate encore. C’est donc moins un bilan qu’une réflexion programmatique qui est dessinée ici, en retraçant rapidement les grandes scansions d’une historiographie particulièrement vivante."

 

Révolutionnaires Paris 1793-94
Révolutionnaires, Paris, 1793-1794, d'après les estampes du temps (NYPL)

 

 

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mercredi 6 janvier 2016

L'esclavage et les traites négrières

carte traites

 

 

l'esclavage

et les traites négrières

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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dimanche 3 janvier 2016

Lucien Febvre reproche à Seignobos son refus du terme de "nation"

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l'histoire sincère de la nation française

de Seignobos

jugée par Lucien Febvre (1933)


Lucien Febvre a sévèrement jugé le livre de Charles Seignobos, (1854-1942), Histoire sincère de la nation française, paru en 1932. On croit souvent que la cause en serait une vision nationaliste et intégralement événementielle de la nation que l'historien fondateur des Annales aurait pourfendue sans ménagement dans son article publié par la Revue de synthèse en 1933. Il n'en est rien. C'est presque l'inverse qui est vrai.

L'ouvrage de Seignobos avait été annoncé comme "la Vérité contre la Tradition" d'où l'usage du terme "sincère" dans le titre. Lucien Febvre se gausse de cet adjectif et ne relève que "trois ou quatre boutades" en fait d'audace. Parmi lesquelles deux allusions à la Gaule et à Jeanne d'Arc qui évitent soigneusement de parler de "nation" et de "patriotisme".

Or, Lucien Febvre reproche à Seignobos son refus du terme de "nation" au sujet de la Gaule, contrairement au travail de Camille Jullian (1859-1933). Et moque l'auteur de réduire Jeanne d'Arc à un loyalisme partisan. Il lui oppose le projet de Vidal de la Blache (1902) de "rechercher comment et pourquoi des contrées hétérogènes, qu’aucun décret nominatif de la Providence ne désignait pour s’unir dans un certain ensemble, ont cependant fini par former cet ensemble", la nation.

Michel Renard

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Histoire «sincère», donc «intrépide» : la pente des vertus est glissante. Écoutons Charles Seignobos dans sa Seignobos_hist_sinc_rePréface : il parlera «sans réticence, sans aucun égard pour les opinions reçues, sans ménagement pour les convenances officielles, sans respect pour les personnages célèbres et les autorités établies». Le grand serment. Résultat de tant d’audace ? En 520 pages, trois ou quatre boutades.

Voici Vercingétorix sur son Mont-Auxois. Toujours alerte, Charles Seignobos, grimpant sur le morne piédestal du vaincu d’Alésia, s’en va gentiment lui tirer les moustaches (p.-30). Un héros national ! À d’autres ! Et que nous veut cette invention de «patriotes rétrospectifs» ? Il n’y avait pas de «nation» en Gaule au temps de Vercingétorix : affirmation péremptoire qui suffit évidemment, en bonne méthode, à jeter par terre les conclusions contraires d’une Histoire insincère de la Gaule à quoi, comme chacun sait, Camille Jullian a consacré sa vie ? — Les Gaulois n’ayant «jamais formé une nation», Vercingétorix ne peut avoir été le héros «national» des Gaulois. C. Q. F. D.

Ne notons pas qu’ici Seignobos semble avoir une idée précise de ce qu’il faut entendre par «nation» ; il aurait bien dû, nous l’allons voir, tirer parti de cette précision lorsqu’il formait le dessein de son livre. Ne demandons pas non plus ce que fut, «en vérité», Vercingétorix. «Un chef arverne ayant servi dans l’armée romaine», répondrait Seignobos (p. 30) et qui, «un soulèvement général» ayant éclaté en Gaule (général, non pas national, vous l’entendez assez), fut prié de prendre la tête d’une «ligue de guerre contre les envahisseurs étrangers». — En somme, un commandant en chef de forces interalliées ? Alors, qualifions Vercingétorix de «héros polynational des Gaules» et n’en parlons plus. Les «patriotes rétrospectifs» y pourront voir une promotion, et la sincérité de Seignobos s’épanouira d’aise.

Il y a Jeanne d’Arc aussi... C’était prévu. Incarnation du patriotisme ? Allons donc ! fadaises à la Michelet, ce Michelet qui n’avait pas la Méthode. (Ce qui n’empêche pas que la seule Jeanne d’Arc intelligible que nous ayons, jusqu’à présent, ce ne soit toujours la Jeanne d’Arc de Michelet ... ) — Jeanne d’Arc ? Une partisane, sans plus (p.-201). «Son loyalisme s’adressait au roi de son parti, plutôt qu’au roi de la nation française,» Ce n’est pas nouveau et c’est simple ; si simple que je comprends mal. D’abord, si l’un des deux partis, le bourguignon, était apparu comme l’allié de l’étranger, et que ce ne fût pas, précisément, celui de Jeanne ? Surtout, roi d’un parti, roi de la nation, je ne comprends pas. Mais je voudrais savoir ce qu’était le roi de France, à cette date, dans l’opinion commune des hommes. Toute la question gît là.



on demande à l'historien d'expliquer

Car, un historien, on ne lui demande pas de dire (sauf dans les journaux, quand on l’interviewe ; mais alors, il ne s’agit plus d’histoire) — si, oui ou non, Vercingétorix et Jeanne d’Arc méritent le titre de «héros nationaux». On lui demande d’ «expliquer» l’un et l’autre de ces personnages historiques. «Résistance à l’étranger», j’y reviens et ce n’est pas ma faute si le professeur d’histoire m’y incite après le «métaphysicien» : je voudrais savoir ce que, dans l’esprit des Gaulois soulevés «généralement» contre Rome, cette formule pouvait représenter d’idées et de sentiments, sans doute radicalement différents de nos idées et de nos sentiments à nous ? Donc, ce qu’incarnait réellement le chef commun de cette résistance, Vercingétorix ? Ou encore, ce que les «Armagnacs» du temps de Charles VII pouvaient mettre derrière leur lutte «contre les bandes au service du roi d’Angleterre» ?

En d’autres termes, m’apprendre ce qui animait à la lutte Jeanne et ses compagnons, ce qu’étaient pour eux le roi qu’ils combattaient et le roi qu’ils soutenaient, voilà ce que je demande à l’historien. Et, s’il ne peut satisfaire mes curiosités, qu’il dise du moins : «J’ai cherché. Les questions que je me suis posées, les voici. Je n’ai rien trouvé. Demain, peut-être, un autre, plus heureux...»

La porte ouverte, toujours. Des mises en place, non des déboulonnements. Des programmes d’enquête et non des boutades pour ennuyer X... ou dire son fait à Y... De la sincérité ? affaire à vous. Mais du sens historique, oui. Je veux dire : un effort constant, tenace, désespéré pour entrer, et faire entrer le lecteur dans la peau même des hommes d’autrefois.


quelle est la "nation" de Seignobos ?

Cela dit, quel a été, exactement, le dessein de Ch. Seignobos ? Qu’a-t-il voulu nous donner ? Histoire de la nation française, répond le titre : c’est précisément ce que réclamait Benda, — Julien Benda dont la thèse s’oppose si catégoriquement à la thèse de Ch. Seignobos, et qui, sur ce qu’il entend par Nation, ne laisse planer aucune sorte de doute. Mais Seignobos : «J’ai voulu faire une esquisse de l’histoire de l’évolution du peuple français». Donc, peuple français égale nation française ? Est-ce bien sûr ? — «Montrer en quel temps, continue Seignobos, en quel lieu et par quels motifs se sont créés les usages, les institutions, les conditions de vie qui me paraissent former le fondement de la nation française...»

Nous voici loin de la Nation au sens de Benda, en pleine «histoire de la société», ou des sociétés qu’aux époques diverses les Français de toutes les conditions, de tous les états, de toutes les cultures ont constituées, le fort portant le faible, comme disaient les fiscaux ? — Est-ce bien sûr encore ? En cent passages, Seignobos témoigne d’une conception toute majoritaire de sa «nation française».

La masse, voilà ce qui le préoccupe. En vertu d’un raisonnement singulier et qui révèle la plus étrange conception qui soit du rôle des idées et de la façon dont elles se propagent, il lui sacrifie les Arts, les Sciences, les Lettres. Il lui dédie, par contre, les faits de la vie quotidienne : n’ont-ils pas toujours formé «l’intérêt principal de la vie de l’énorme majorité des individus ?» — Alors quoi ? On s’y perd. Histoire de la nation, ou du peuple français, ou du peuple de France, ou des masses populaires ? Une sarabande, et dans un livre d’éducation publique, faut-il dire, dès le début, un bon exemple ? (…)



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Lucien Febvre (1878-1956)

comment des contrées hétérogènes ont-elles fini

par former un ensemble ?

Car nous pouvons maintenant aller droit au fait. Seignobos n’a point écrit son livre pour le vain plaisir de noircir du papier. Ou je me méprends totalement sur son compte, ou il s’est proposé de créer un livre d’éducation populaire, susceptible d’une large diffusion. Livre d’éducation et, en même temps, il faut le supposer, livre d’initiation à l’histoire, à ses méthodes, à son esprit, à son objet ? Jugée de ce double point de vue, que dire de l’Histoire sincère ? Qu’elle est, en vérité, déconcertante. Et d’abord par son conformisme. Car ce livre est, d’un bout à l’autre, traditionnel.

La conception de son sujet ? Seignobos l’a prise dans le domaine public. Tout au long de son livre, il fait de la France un «donné tout fait», un lit prédestiné qui, dès la première page de l’Histoire sincère, attend, toutes couvertures providentiellement faites, que l’Élu s’y couche ? Et cependant l’ai-je rêvé, que Vidal de la Blache dans son Tableau, il y a trente ans, a magistralement posé le vrai problème : rechercher comment et pourquoi des contrées hétérogènes, qu’aucun décret nominatif de la Providence ne désignait pour s’unir dans un certain ensemble, ont cependant fini par former cet ensemble : celui, en l’espèce, que pour la première fois nous saisissons dans les textes de César dessinant par ses «limites naturelles» une Gaule, préfiguration approximative de notre France ?

Mais former un tel ensemble, c’est beaucoup et ce n’est rien. Car il ne vaut que s’il s’est maintenu. Cent ensembles différents auraient pu se constituer, et se sont constitués temporairement, qui n’ont pas duré et que nous négligeons parce que l’histoire n’enregistre que les réussites. Comment, pourquoi, malgré tant «d’offres», comme aurait dit Lavisse, tant d’essais ratés de nations franco-anglaises, ou franco-ibériques, ou franco-lombardes, ou franco-rhénanes, entrevues comme possibles ou, parfois, temporairement réalisées dans les faits   — comment, pourquoi la formation Gallia, après maintes tourmentes, a-t-elle toujours réussi à reparaître et à rattrouper autour d’un germe (dont nulle part la notion féconde n’apparaît dans le livre de Ch. Seignobos) les membra disjecta que des événements, par nous qualifiés de «hasards», avaient temporairement dissociés de l’ensemble ?

N’y eut-il là, en effet, que «contrainte mécanique d’événements extérieurs», ou bien faut-il faire place à d’autres facteurs, ceux que J. Benda voudrait mettre en lumière ? — Et encore, quand nous parlons de Français dès le seuil d’une histoire dite «de France» et que nous continuons à en parler tout au long de cette histoire, avons-nous raison ? Ces Français, ne devrions-nous pas, à toutes les époques, nous soucier de dire qui ils étaient — de préciser ce que nous nommons Français à une certaine date, et ce que nous excluons de la France, et quels étaient, sur les points importants qui nous retiennent, les sentiments des exclus, des Français séparés ?

Il est commode d’escamoter une question. Le problème demeure, qu’il faut énoncer si l’on veut donner au public une réelle leçon d’indépendance d’esprit. — Ce problème que Vidal posait en grand géographe, Benda, en métaphysicien pressant. Et que Seignobos a refusé de poser en historien. Parce que la notion même de problème lui demeure étrangère, comme «répugnante» celle d’hypothèse. Nouvelle fidélité à des idées de toujours.

Lucien Fevre, "Ni histoire à thèse ni histoire-manuel.
Entre Benda et Seignobos", Revue de Synthèse, V, 1933



Diapositive1
Febvre en haut à droite, Seignobos en bas à gauche

 

 

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samedi 2 janvier 2016

Les grands titres de l'historiographie

allégorie de l'histoire Nicolaos Gyzis 1892
allégorie de l'histoire, Nicolaus Gysis, 1892

 

 

les grands titres de

l'historiographie

52 ouvrages

 

 * édition en cours

 

 

Jullian notes sur l'histoire - 1   Camille Jullian 1902

Camille Jullian, Notes sur l'histoire en France au XIXe siècle, 1896/1897, rééd. Slatkine, 1979.

 Introduction au recueil Extraits des historiens français du XIXe siècle, 1897.

 

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Seignobos Méthode historique   Charles Seignobos

  • Charles Seignobos, La méthode historique appliquée aux sciences sociales, Librairie Alcan, 1901.

L'école méthodique.

 

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Marc Bloch Apologie (1)   Marc Bloch Apologie (2)   Marc Bloch portrait

  • Marc Bloch, Apologie pour l'histoire, ou métier d'historien, 1941, éd. 1949.

Écrit dans sa maison de Fougères (Creuse) au printemps 1941.

 

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Marrou connaissance (1)   Marrou connaissance (2)   Henri-Irénée Marrou

  • Henri-Irénée Marrou, De la connaissance historique, Seuil, 1954.

Devenu spécialiste de l'Antiquité tardive

 

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Braudel écrits (1)   Braudel écrits (2)   Braudel écrits (3)   Braudel portrait

  • Fernand Braudel, Écrits sur l'histoire, Flammarion, 1969-1977.

Recueil d'articles ; voir notamment les huit articles du chapitre II : "L'histoire et les autres sciences de l'homme".

 

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Alice Gérard couv   Alice Gérard portrait

  • Alice Gérard, La Révolution française, mythes et interprétations, 1789-1970, coll. "Questions d'histoire", Flammarion, 1970.

Comptes rendus : 1) Yves-Marie Hilaire, 1971 ; 2) Philippe Goujard, 1972. voi aussi : entretien avec Alice Gérard (par Jean-Michel Dufays), 2014.

 

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Paul Veyne (1)   Paul Veyne (2)   Paul Veyne portrait

  • Paul Veyne, Comment on écrit l'histoire, Seuil, 1971 et 1978.

"Alors, qu'est-ce que l'histoire ? Que font les historiens

la notion d'intrigue

 

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Le Roy Ladurie Territoire   Le Roy Ladurie

  • Emmanuel Le Roy Ladurie, Le territoire de l'historien, Gallimard, 1973.

Recueil de textes sur des domaines très variés de la recherche historique parmi lesquels "figurent, au premier chef, l'histoire matérielle, sociologique, culturelles des civilisations rurales pendant l'époque «moderne» (depuis la fin du Moyen Age jusqu'au début du XIXe siècle) ; et l'histoire sérielle et quantitative, à base et à méthode statistiques, appliquée par exemple à la démographie.
Figurent aussi les zones interdisciplinaires, sur le territoire desquelles l'historien côtoie, contacte, et quelquefois rudoie les autres sciences sociales (ethnologie, économie), ainsi que les sciences de la nature et de l'environnement : que celles-ci soient à vocation biologique (phytogéographie, dendrochronologie...) ; ou bien à vocation purement physique (climatologie dynamique, glaciologie, etc.). Ces incursions pluridisciplinaires et sérielles n'ont obligé, en maintes occasions, à m'engager dans une recherche collective : en compagnie de mes amis de la VIe Section de l'École pratique des Hautes Études ; en compagnie, également, de tel ou tel spécialiste, issu de la «discipline d'en face» (botaniste, physicien nucléaire, etc.)". (Emmanuel Le Roy Ladurie, présentation, non paginée)

 

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Faire de l'histoire (1)   Faire de l'histoire (2)    Faire de l'histoire Folio

  • Jacques Le Goff et Pierre Nora (dir.), Faire de l'histoire, Gallimard, 1974 ; I : Nouveaux problèmes ; II : Nouvelles approches ; III : Nouveaux objets.

"Faire de l'histoire" est le titre d'un article de Michel de Certeau paru en 1970 dans Recherches de Science religieuse (LVIII). Et la première contribution au recueil est celle de Certeau lui-même intitulée "L'opération historique" (p. 3-41).

 

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Michel de Certeau écriture histoire    Michel de Certeau écriture histoire (2)    Michel de Certeau portrait

  • Michel de Certeau, L'écriture de l'histoire, Gallimard, 1975.

Jésuite, spécialiste du XVIIe siècle.

 

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Carbonell histoire et historiens - 1    Charles-Olivier Carbonell portrait - 1

  • Charles-Olivier Carbonell, Histoire et historiens, une mutation idéologique des historiens française : 1865-1885, Privat, 1976.

Thèse dont Henri-Irénée Marrou a fourni un très substantiel compte rendu. Voir aussi Charles-Olivier Carbonell : "Pour une histoire de l'historiographie", 1982.

 

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Fourquet l'idéal historique

  • François Fourquet, L'idéal historique, U.G.E. 10/18, 1976.

Une réflexion sur le rôle de la libido militante dans la formation de l'idéal historique, et une controverse avec les trois figures tutélaires d'Althusser, Sartre et Braudel.

 

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Jean Chesneaux du passé faisons   Jean Chesneaux

  • Jean Chesneaux, Du passé, faisons table rase ? Maspéro, 1976.

Critique du savoir historique académique. Tentative de le renouveler à partir du mouvement actif de la société : "En posant le rapport collectif au passé comme base de la connaissance historique, on inverse la relation présent-passé. Ce n'est plus le passé qui est au poste de commandement, qui donne des leçons, qui juge du haut de son tribunal. C'est le présent qui pose les questions et qui fait les sommations. Mais le présent n'a besoin du passé que par rapport à l'avenir" (p. 19). Critique de plusieurs notions ou dispositifs explicatifs tel que le "quadripartisme historique" qui ferait "partie de l'appareil intellectuel de l'impérialisme" (p. 86).

 

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Aujourd'hui l'histoire   François Hincker 1965 (2)

  • Enquête de La Nouvelle Critique (Antoine Casanova et François Hincker, dir.), Aujourd'hui l'histoire, Éditions Sociales, 1974. [photo : François Hincker]

Textes parus dans la revue des intellectuels communistes, la Nouvelle Critique, de 1967 à 1973. Avec une préface d'Antoine Casanova et de François Hincker - à laquelle ne se réduit pas l'ouvrage... - qui part du constat que "l'histoire française peut être, dans une de ses composantes principales, qualifiée de très proche du marxisme" (p. 10) ; et qui fait le point de "l'élargissement des centres d'intérêts" depuis quarante ans par "le dépassement de l'unilatéralité" (p. 9).
Ainsi, les grandes analyses de Jean-Pierre Vernant, Pierre Lévêque mais aussi de Georges Duby, Jacques Le Goff, Robert Mandrou, Étienne Poulat, Michel Foucault (pour l'Histoire de la folie à l'âge classique) sont louées.
Mais les effets d'autres tendances sont critiqués comme ceux de l'histoire sérielle dont les tenants sont soupçonnés d'idéologie positiviste et d'illusion scientiste, ou Michel Foucault et l'idéalisme subjectif de son livre Les mots et les choses, et plus encore Paul Veyne qui réduit l'histoire à une activité intellectuelle de simple curiosité ou le révérend père Michel de Certeau qui retombe dans le "sujet éternel" avec une histoire qui ne serait que le "texte du désir".
Sont également égratignées la pensée de Claude Lévi-Strauss (pour son formalisme logique et métaphorique de structures mentales qui commanderaient le processus social) et l'analyse des révoltes rurales par Le Roy Ladurie (Les Paysans de Languedoc - à la vérité, il s'agit du seul court chapitre des "Rébellions sauvages").
Les auteurs maintiennent la prétention à la globalisation théorique d'une humanité historique perçue comme un "ensemble structuré de rapports... où le point d'instabilité se situe à la jonction de la structure des forces productives et de la strucure des rapports de production" tout en rejetant la "conception mécaniste de médiations successives entre les infrastructures et les superstructures" (p. 23). Ils terminent par une étonnante apologie : "la microhistoire monographique demeure la recherche première", parce qu'elle permettrait l'aller-retour entre la théorie générale et la théorie de l'objet spécifique (p. 27).

 

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Nouvelle Histoire Le Goff couv   Jacques Le Goff

  • Jacques Le Goff, dir. (avec Roger Chartier et Jacques Revel ainsi que quarante-trois autres auteurs), La Nouvelle Histoire, CEPL, 1978.

La manifeste de la Nouvelle Histoire. Dans sa présentation de "L'histoire nouvelle", Jacques Le Goff évoque : "la structure et le contenu de ce courant historique qui bouleverse non seulement le domaine traditionnel de l'histoire, maus aussi celui des nouvelles sciences humaines (ou sociales) et même, sans doute, tout le champ du savoir.
Car repenser les événements et les crises en fonction de l'histoire, s'intéresser moins aux individualités de premier plan qu'aux hommes, et aux groupes sociaux qui constituent la grande majorité des acteurs, moins plastronnants, mais plus effectifs de l'histoire, préférer l'histoire des réalités concrètes - matérielles et mentales - de la vie quotidienne aux faits divers qui accaparent la «une» éphémère des journaux, ce n'est pas seulement obliger l'historien - et son lecteur - à regarder du côté du sociologue, de l'ethnologue, de l'économiste, du psychologue, etc., c'est aussi métamorphoser la mémoire collective des hommes et obliger l'ensemble des sciences et des savoirs à se resituer dans une autre durée, selon une autre conception du monde et de son évolution" (p. 11-12).
Cela reste très ambitieux et un peu vague.

 

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Barraclough couv    Barraclough Geoffrey portrait

  • Geoffrey Barraclough, Tendances actuelles de l'histoire, rapport pour l'Unesco, 1970 ; éd. Flammarion, 1980.

 

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Furet atelier de l'histoire   Francois Furet portrait

  • François Furet, L'atelier de l'histoire, Flammarion, 1982.

Recueil d'articles.

 

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Bourdé Martin (1)   Bourdé Martin (2)

  • Guy Bourdé, Hervé Martin, Les écoles historiques, Seuil, 1983.

"Les questions de méthode en histoire peuvent être envisagées sous divers angles.

  • On peut choisir une approche philosophique en se posant des problèmes fondamentaux : Quel est l'objet de l'histoire ? Est-il possible, en ce domaine, d'atteindre la vérité ? Comment perçoit-on l'écoulement du temps ? Quelle liaison s'établit entre le passé et le présent ? L'aventure humaine a-t-elle une finalité ?
  • On peut préférer une démarche vraiment épistémologique en examinant les relations entre l'histoire et les sciences voisines : la gépgraphie, la démographie, l'économie, la sociologie, l'ethnologie, la linguistique, la psychanalyse, etc.
  • On peut se borner à améliorer «l'outil de travail» en inventoriant les techniques auxiliaires de l'histoire telles l'archéologie, l'épigraphie, la paléographie, la cartographie, la statistique, et, aujourd'hui, l'informatique.
  • On peut considérer le rôle social de l'histoire en appréciant l'enseignement de la discipline à l'université, au lycée, à l'école ; en évaluant sa diffusion par les livres et les revues, par le cinéma, la radio ou la télévision. Toius ces modes d'observation sont légitimes et méritent qu'on leur consacre des analyses approfondies.

Dans le présent volume, on a adopté une perspective avant tout historiographique, entendons par là l'examen des différents discours de la méthode historique et des différents modes d'écriture de l'histoire du haut Moyen Âge aux temps actuels.
Bien que l'on ait pu écrire, il y a quelques années, que la méthode de l'histoire n'avait connu aucun changement depuis Hérodote et Thucydide, il nous semble au contraire que la pratique de l'histoire et le discours tenu sur elle ont considérablement évolué, pour ne pas dire mué, à plusieurs reprises, de Grégoire de Tours à l'histoire nouvelle.
Sans quoi le présent livre n'aurait d'ailleurs pas de sens !
Reconnaissons toutefois, à la décharge de Paul Veyne, l'auteur de cette boutade, que les grands maîtres de l'histoire érudite du XIXe siècle, Fustel de Coulanges tout le premier, ont remis en honneur certains des principes exposés par Thucydide dans les premières pages de l'Histoire de la guerre du Péloponnèse.
L'historien, nous dit-il, doit s'attacher à la recherche de la vérité et pour cela examiner les documents les plus sûrs, donc les plus proches des faits relatés, confronter les témoignages divergents, se défier des erreurs véhiculées par l'opinion commune...
Tous ces préceptes demeurent valables et, à ce titre, lire et relire Thucydide demeure un impératif pour les historiens actuels.
Mais qui, un tant soit peu frotté de Fustel de Coulages ou de Langlois et Seignobos, s'aventurerait encore de nos jours, comme aimait à le faire l'historien grec, à réécrire les discours des protagonistes de son récit en leur prêtant les paroles qu'ils devraient logiquement prononcer ? Qui se risquerait à ramener l'expédition d'Alcibiade en Sicile à de belles antologies et à l'affrontement de deux ambitions contraires (conquérir - ne pas être asservi), en omettant délibérément la narration d'une partie des opérations militaires ? Qui proclamerait que l'histoire est mère de sagesse dans la mesure où elle ne peut manquer de ramener toujours les mêmes événements, suivant la loi du devenir humain ?
Personne assurément, car les procédures de l'histoire ont bien changé depuis leur première énonciation au pied de l'Acropole." (p. 7-9)

 

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Momigliano historio   Momigliano portrait

  • Arnaldo Momigliano, Problèmes d'historiographie ancienne et moderne, Gallimard, 1983.

Compte rendu

 

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Essais d'égo-histoire   Pierre Nora portrait

  • Maurice Agulhon, Pierre Chaunu, Georges Duby, Raoul Girardet, Jacques Le Goff, Michelle Perrot et René Rémond, Essais d'ego-histoire, textes réunis et présentés par Pierre Nora, Gallimard 1987. [Pierre Nora, photo Sophie Bassouls]

"Des historiens tentent de se faire les historiens d'eux-mêmes".

 

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Dosse miettes (1)   Dosse miettes (2)    Dosse portrait

  • François Dosse, L'histoire en miettes. Des «Annales» à la «nouvelle histoire», La Découverte, 1987.

 

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Le Goff histoire et mémoire   Jacques Le Goff portrait 1991

  • Jacques Le Goff, Histoire et mémoire, Gallimard, 1988.

Recueil de textes.

 

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Chaunu dans tous ses états    Chaunu portrait

  • Pierre Chaunu, L'historien dans tous ses états, Perrin, 1991.

Compte rendu

 

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Duby histoire continue (1)    Duby histoire continue (2)   Duby portrait

  • Georges Duby, L'histoire continue, Odile Jacob, 1991.

Compte rendu

 

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Noiriel crise histoire (1)    Noiriel crise histoire (2)    Noiriel portrait

  • Gérard Noiriel, Sur la "crise" de l'histoire, Belin, 1996.

Compte rendu

 

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Antoine Prost douze leçons   Antoine Prost portrait

  • Antoine Prost, Douze leçons sur l'histoire, Seuil, 1996.

Compte rendu par Danièle Voldman, Vingtième Siècle, 1996, vol. 52.

 

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Carbonnell (1)    Carbonnell (2)   Charles-Olivier Carbonell portrait (2)

  • Charles-Olivier Carbonnell, L'historiographie, Puf, "Que-sais-je ?", 1998 et 2002.

Spécialiste de l'historiographie avec une thèse parue en 1976 : Histoire et historiens, une mutation idéologique des historiens français : 1865-1885.

Sur Charles-Olivier Carbonell (1930-2013), l'hommage de Carol Iancu.

 

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Hartog XIXe et histoire   François Hartog portrait

  • François Hartog, Le XIXe siècle et l'histoire. Le cas Fustel de Coulanges, Puf, 1998 et Seuil, 2001.

"Voici un historien qui s'est voulu «scientifique», multipliant réflexions, admonestations, leçons de méthode, déclarant ne vouloir juger qu'au seul nom de la méthode historique. Or, il a été contesté, sinon récusé, par ses pairs au nom même de la méthode (sinon de la même méthode). Comment et pourquoi ? Ou, quels sont, dans les années 1880, les enjeux de ces polémiques ?
Non qu'on se dispose, il va sans dire, à rabattre simplement les débats de méthode sur des positions de classe ou à les ramener à des querelles de places (ou de postes). Il ne s'agit pas non plus de réduire la méthode à la politique, mais tout au contraire, dans un champ intellectuel que désorganisent et réorganisent 1830, 1848, 1870..., de repérer et déployer ce qui d'elle et en elle se trouve, profondément, politique, à savoir au XIXe siècle, la question, médiate ou immédiate, tue ou reconnue, du rapport à la Révolution : le politique de la méthode, si l'on veut.
En figure l'instructif condensé sa longue polémique, longtemps poursuivie à demi-mots, avant d'éclater et de se déclarer en 1887 dans la Revue des questions historiques, avec Gabriel Monod, si proche à première vue, mais fondateur et directeur de la Revue historique. Puis de reprendre, par-delà la mort de Fustel, grâce aux soins très empressés de Maurras." (François Hartog, p. 26-27)

 

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Courants historiques Folio   Delacroix-Dosse-Garcia portraits (2)

  • Christian Delacroix, François Dosse, Patrick Garcia, Les courants historiques en France, XIXe-XXe siècle, Armand Colin, 1999, 2002, 2005, 2007.

"Cet ouvrage tente d'entrecroiser l'analyse des oeuvres, la réflexion des historiens sur leur métier et les inscriptions sociales de l'opération historique".

 

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Dosse couv Histoire cursus - 1   Dosse portrait

  • François Dosse, L'histoire, Armand Colin, 2000.

Compte rendu

 

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Dumoulin Bloch bio   portrait-dumoulin

  • Olivier Dumoulin, Marc Bloch, Presses de Sciences Po, 2000.

Compte rendu

 

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Hartog régimes d'historicité   François Hartog portrait

  • François Hartog, Régimes d'historicité : présentisme et expériences du temps, Seuil, 2003.

Compte rendu par Laurent Sébastien Fournier, Cultures & musées, 2004.

 

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Dumoulin rôle social historien   portrait-dumoulin

Olivier Dumoulin, Le rôle social de l'historien : de la chaire au prétoire, Albin Michel, 2003.

Compte rendu

 

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Poirrier histoire culturelle   Philippe Poirrier portrait

  • Philippe Poirrier, Les enjeux de l'histoire culturelle, Points-Seuil, 2004.

Le titre de l'ouvrage est réducteur puisque ses trois parties traitent de la généalogie, des territoires et des enjeux de l'histoire culturelle.

 

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Penser la Grande Guerre (1)    Penser la Grande Guerre (2)    Penser la Grande Guerre (3)

  • Antoine Prost, Jay Winter, Penser la Grande Guerre. Un essai d'historiographie, Seuil, 2004.

Compte rendu

 

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François Hartog (1)   François Hartog portrait

  • François Hartog, Évidence de l'histoire, Seuil, 2005.

Voir dans l'Antiquité - Évidences modernes

 

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Pour en finir repentance 2006    Pour en finir repentance   Daniel

  • Daniel Lefeuvre, Pour en finir avec la repentance coloniale, Flammarion, 2006.

Compte rendu

 

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Noiriel socio-histoire   Noiriel portrait

  • Gérard Noiriel, Introduction à la socio-histoire, La Découverte, 2006.

Compte rendu par Philippe Hamman dans Questions de communication [en ligne], décembre 2006.

 

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Burguière Annales   André Burguière portrait

  • André Burguière, L'École des Annales. Une histoire intellectuelle, éd. Odile Jacob, 2006.

Compte rendu

 

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Poirrier intro historiographie   Philippe Poirrier portrait

  • Philippe Poirrier, Introduction à l'historiographie, Belin, 2009.

 

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Historiographies 1 Folio   Delacroix-Dosse-Garcia-Offenstadt portraits

  • Christian Delacroix, François Dosse, Patrick Garcia, Nicolas Offenstadt, Historiographies. Concepts et débats, 2 tomes, Gallimard, 2010.

Nombreux auteurs. Articles courts, souvent orientés et partisans par occultation d'auteurs et de travaux aux vues différentes des leurs.

 

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Jean-François Bayart couv   Jean-François Bayart portrait

  • Jean-François Bayart, Les études postcoloniales. Un carnaval académique, Karthala, 2010.

Les études postcoloniales se sont imposées comme un courant important des études culturelles et de la recherche en sciences sociales de langue anglaise.
Il est de plus en plus reproché à l'Université française de les ignorer, alors que des militants et des historiens engagés interprètent la crise des banlieues dans les termes d'une "fracture coloniale" plutôt que sociale. Ce mauvais procès n'est pas fondé. Il occulte toute une tradition d'écrits et de travaux qui ont perpétué en France une pensée critique sur la colonisation. Il tient pour acquise la contribution scientifique des études postcoloniales, qui certes ont pu être utiles, dans leur diversité, mais qui sont largement superflues au regard des apports d'autres approches.
Surtout, les études postcoloniales restent prisonnières du culturalisme et du récit national dont elles prétendaient émanciper les sciences sociales. Et elles s'interdisent de comprendre l'historicité des sociétés, celle du moment colonial, celle enfin de l'éventuelle transmission d'un legs colonial dans les métropoles ou dans les pays anciennement colonisés. Leur reconsidération fournit l'opportunité, d'ouvrir de nouvelles pistes de réflexion pour l'analyse de l'État, au croisement de la science politique, de l'histoire, de l'anthropologie et de l'économie politique. [4e de couv]

 

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Offenstadt que sais-je

  • Nicolas Offenstadt, L'historiographie, "Que sais-je ? Puf, 2011.

Ne remplace pas le titre homonyme dans la même collection, dû à Charles-Olivier Carbonell qui est plus objectif.

 

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Laborie chagrin venin (1)    Laborie chagrin venin (2)   Pierre Laborie portrait

  • Pierre Laborie, Le chagrin et le venin. Occupation, Résistance, idées reçues, Bayard, 2011.

Compte rendu

 

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Soulet histoire imémédiate   Jean-François Soulet portrait

  • Jean-François Soulet, L'histoire immédiate : historiographie, sources et méthodes, Armand Colin, 2012.

Compte rendu

 

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Caire-Jabinet couv    Marie-Paule Caire-Jabinet portrait

  • Marie-Paule Caire-Jabinet, Introduction à l'historiographie, Armand Colin, 3e éd., 2013.

Marie-Paule Caire-Jabinet est professeur honoraire au lycée Lakanal de Sceaux.

 

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Nora essai ego-histoire       Antoine Arjakovsky portrait    Pierre Nora portrait récent

  • Pierre Nora, Essai d'ego-histoire, précédé de L'histoire selon Pierre Nora, par Antoine Arjakovsky, Desclée de Brouwer, 2013.

Compte rendu

 

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À quoi pensent les historiens Granger   Christophe Granger portrait

  • Christophe Granger (dir.), À quoi pensent les historiens ? Faire de l'histoire au XXIe siècle, Autrement, 2013.

Compte rendu par Guy Lemarchand dans les Cahiers d'histoire [en ligne], juin 2014.

 

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Le Goff histoire en tranches   Jacques_Le_Goff_portrait_anne_es_2010

  • Jacques Le Goff, Faut-il vraiment découper l'histoire en tranches ? Seuil, 2014.

Compte rendu

 

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Gruzinski couv   Gruzinski portrait

  • Serge Gruzinski, L'histoire, pour quoi faire ? Fayard, 2015.

Compte rendu

 

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Duby historien en ses archives

  • Patrick Boucheron, Jacques Dalarun (dir.), Georges Duby. Portrait de l'historien en ses archives, Gallimard, 2015.

Compte rendu

 

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Pim den Boer couv   Pim den Boer portrait

  • Pim den Boer, Une histoire des historiens français, Vendémiaire, 2015.

Compte rendu

 

 


janvier 2016
recension
Michel Renard

 

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